Le flop 10 des personnalités comoriennes de 2019
L'année 2019 aura été, à bien des égards, sinistre pour le peuple comorien. Nous vous souhaitons donc une meilleure année 2020. Qu'elle soit porteuse de changement, de succès et de prospérité.
Pour tirer les leçons du passé, à l'occasion de ce nouvel an, et parce que la République ne peut tolérer aucun comportement déviant en son sein, nous vous proposons ici, une liste de 10 personnalités qui ont marqué en mal, la vie politique de notre cher pays. Ces personnes ont en commun, le fait d'avoir agi pour leurs intérêts personnels, pour ceux d'un petit groupe ou contre la chose publique.
1. Azali Assoumani: Élu président des Comores en 2016, Azali Assoumani instaure peu à peu un régime dictatorial particulièrement féroce. Il persécute ses opposants, muselle la presse et réprime son peuple. Il n'hésite pas à le traiter de SDF, de laveurs de chiottes...
2. Mme Farouata Mhoudini: Nommée gouverneure de Ngazidja par le dictateur Azali Assoumani, Mme Farouata, d'après Mohamed Djalim, ancien secrétaire général du gouvernorat, semble confondre denier public et argent personnel. Curieusement, cette femme s'était posée en chantre de la droiture, dénonçant toute sorte de détournement de fonds, comme lorsqu'elle avait avoué publiquement que Azali Assoumani avait dilapidé 40 millions d'euros.
3. Le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale (MAECI) : Alors que les Comores ont un différend territorial avec la France au sujet de l'île de Mayotte, le MAECI avait pris la décision d'ouvrir un consulat, uniquement pour faire les "yeux doux" à certains riches marocains, en République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), territoire pourtant occupé illégalement par le Maroc et où aucun Comorien ne réside.
4. Mohamed Soeuf El-Amine : Le ministre illégitime des affaires étrangères des Comores est, peut-être, le principal cerveau de la dictature. Lors de ses nombreuses conférences de presse, à chaque fois qu'une question sur les droits de l'homme lui a été posée, il prétextait n'être au courant de rien et vouloir tout faire pour qu'une enquête soit ouverte. Il n'a jamais tenu parole. Par ailleurs, il n'hésite pas, dès que l'occasion se présente, à insulter les Comoriens comme lorsqu'il disait que la diaspora comorienne « chiait sur de l'eau douce.»
5. Fahmi Said Ibrahim : Ancien ministre des affaires étrangères, Fahmi Said Ibrahim a osé saluer la décision du «gouvernement» comorien d'ouvrir un consulat dans un territoire où aucun Comorien ne réside. Pour cause, l'ancien candidat à la présidentielle, ne sachant pas sur quel pied danser, a fini par rejoindre la dictature. Par peur d'être inquiété comme le sont tous les principaux opposants au régime?
6. CENI / Cours-suprême : Alors que les élections de 2019 ont été entachées de nombreuses irrégularités empêchant les observateurs internationaux de se prononcer sur la sincérité du scrutin, le duo CENI - Cours-suprême a validé l'élection au premier tour d'Azali Assoumani malgré des nombreuses urnes bourrées ou non ouvertes et des assesseurs de l'opposition empêchés de siéger.
7. Houmed Msaidie: Le ministre illégitime de l'économie comorienne, méprisant profondément les Comoriens, a estimé que ceux-ci vivent dans un mal-être, sans possibilité financière pour les femmes, de se rendre dans les ukumbi tous les dimanches.
8. Kamaldine Soeuf : Directeur général de la Douane, Kamaldine Soeuf n'a jamais pu démentir les lourds soupçons de détournement de fonds qui pèsent sur lui. Par ailleurs, il est accusé, par ses propres employés, de gonfler les chiffres de la douane pour satisfaire le gouvernement, de harcèlement moral et même d'agression physique sur le personnel.
9. Alwatwan / ORTC: Les deux médias d'État se distinguent par leur fermeture aux tendances de l'opposition. Ils accompagnent la propagande du régime et demeurent silencieux sur les exactions nombreuses de la dictature d'Azali Assoumani.
10. Mohamed Daoud Kiki : Le ministre illégitime de l'intérieur, lors de la mascarade électorale de début 2019, avait déclaré qu'aussi longtemps qu'il sera ministre, Azali Assoumani ne saurait perdre la moindre élection. Dit autrement, les élections étaient faites d'avance, il n'avait plus qu'à attribuer les résultats à sa convenance.
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