Le mariage d'un prince...pas très charmant...
Le délinquant de la République...
Né le 24 novembre 1973 à Moroni, Mohamed Daoud Kiki est nommé ministre de l'intérieur de la dictature d'Azali Assoumani depuis le 02 juin 2016. De tous les ministres de ce gouvernement barbare, il se présente volontiers comme étant le plus sulfureux et le plus violent. Ancien fonctionnaire de la Douane, Kiki n'a jamais démenti les soupçons, particulièrement lourds, de détournement de fonds et de cargaisons qui pèsent sur sa personne.
Par ailleurs, il y a de cela quelques années, son ancien bras droit, Moussawi Seif El Moussawi, retranché dans une planque parmi les plus secrètes, dévoilait au monde entier le plus grand scandale financier des Comores. Une affaire gigantesque de vente massive de passeports comoriens aux plus offrants. L'artisan en chef de ces opérations nébuleuses n'est autre que Mohamed Daoud alias Kiki, ministre illégitime de l'intérieur.
En effet, Moussawi a rendu public des documents compromettants et des enregistrements audios où l'on entend le sulfureux Kiki, tel un bandit, organiser des opérations de sabotage et de filature, le tout au crédit d'un véritable réseau ténébreux qui agit dans le cadre des ventes des passeports comoriens. Et lorsque le journaliste Ortega Abdou Hassani l'avait interrogé au sujet des accusations de Moussawi, Kiki n'avait pas pu se défendre. Pris dans le sac, il avait simplement lancé: « je ne réponds pas à ce fou. Tu ne vois pas que ce type est fou? Dis-moi, il est fou ou pas?..» Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, aucune enquête n'a jamais été ouverte contre Kiki, il continue ainsi à se dire ministre de l'intérieur et à disposer des passeports des Comoriens et des services de la République.
En plus de son intérêt particulier pour les sales besognes, Kiki est connu pour sa haine viscérale envers les journalistes et son impulsivité. Il avait ordonné à des éléments des forces de l'ordre de saccager et piller la radio La Baraka FM du journaliste Abdallah Abdou Hassani Agwa. Des ordinateurs avaient alors été dérobés. La justice avait demandé que le matériel de la radio soit restitué, mais l'intouchable Kiki, se sachant au dessus des lois dans ce territoire de non droit, n'a jamais exécuté la décision du juge. Les ordinateurs sont aujourd'hui utilisés dans des commissariats à Moroni.
Mais le fait le plus barbare du violent Kiki reste à ce jour, l'agression physique du journaliste Oubeidillah Mchangama de FACEBOOK FM. Alors qu'il couvrait un sommet réunissant des députés et autres autorités de l'Océan Indien à l'Assemblée de l'Union des Comores, Oubeidillah Mchangama voit s'approcher Kiki sans se douter de rien. Il poursuit son travail, innocent, quand tout à coup, Kiki lui assène une grosse gifle, le met au sol et le roue de coups. Oubeidillah Mchangama doit son salut à la foule médusée qui a dû intervenir pour séparer les deux hommes. C'est cet homme, fétide et impétueux qui s'est marié, dans des conditions ubuesques, à une tendre femme de Tsidjé il y a de cela 3 jours...
Un mariage à l'image de l'homme...
Peu avant son mariage, Kiki avait été aperçu à Moroni, à bord d'une voiture non immatriculée, tel un voyou. Il conduisait lui-même la voiture et s'est rendu devant un magasin. Il est rentré dans le magasin en question pour acheter des carreaux non pas, d'après nos informations, pour sa future femme mais pour une maîtresse. C'est en tout cas ce que pense notre informateur qui par ailleurs, a pu photographier clairement le « ministre» et la voiture.
Samedi et dimanche derniers, le mariage de Kiki a été célébré à Moroni Badjanani. Pourquoi Badjanani? On l'ignore. On sait juste que Kiki est de Bacha et Iroungoudjani et qu'il a supplié des gens parmi les plus influents de Moroni pour faire son madjlis à Badjanani. Cela est d'autant plus étonnant que certains de ses proches ont fait leur grand mariage à Bacha. Personne ne comprend une telle décision étrange.
En réalité, ce mariage n'aurait pas pu avoir lieu à Badjanani sans l'intervention du putschiste Azali Assoumani. Méprisant profondément la notabilité, le déserteur Azali Assoumani a pourtant eu le culot d'appeler des notables pour demander puis obtenir, que le mariage de Kiki soit effectivement célébré à Badjanani. Entre-temps, Kiki avait fini par se résigner devant le refus catégorique des gens de Badjanani. Il avait fini par opter pour le stade Ajao comme lieu de célébration quand soudain, le dictateur Azali Assoumani lui téléphona pour lui dire qu'il avait réussi à obtenir l'autorisation des notables de Badjanani. Kiki sous-estime-t-il Bacha, son quartier d'origine? Ce n'est pas impossible. Après tout, n'a-t-il pas sous-estimé tout un pays...?
La Rédaction ( Sérieuse, notre Rédaction est responsable des articles qu'elle publie)
