"Sacrifions" Belou...
"Sacrifions Belou"...
Il y a quelques jours, le Directeur de cabinet chargé de la défense de la dictature comorienne, Belou, exhortait les militaires à « sacrifier les Comoriens» dans le cadre des nominations législatives qui auront lieu à partir du 19 janvier 2020.
La violence de Belou et sa haine envers les Comoriens sont viscérales. Il a également affirmé que le cas échéant, il ne faut jamais hésiter à «lapider les Comoriens ou à les assommer en les assenant de gifles». Une violence qui n'est pas sans rappeler l'agression physique du journaliste Oubeidillah Mchangama par le sinistre Mohamed Daoud Kiki, ministre illégitime de l'intérieur...
M. le procureur, sacrifiez Belou...
L'article 63 de la Constitution imposée aux Comoriens en 2018 vous permet de poursuivre les « membres du gouvernement» le cas échéant. Le droit comorien, par ailleurs, vous autorise à vous saisir d'une affaire. Vous avez surtout le pouvoir de poursuivre des personnes qui ne sont pas de l'opposition. Vous qui êtes capable de poursuivre un journaliste pour incitation à la haine, pouvez-vous vraiment vous taire face à une personne qui appelle ouvertement au sacrifice des Comoriens?
D'ordinaire, lorsque le journaliste Ortega Abdou Hassani et les autres vous interrogent sur des cas qui confondent des éléments du pouvoir, vous répondez, un peu comme un membre de ce gouvernement illégitime, « je n'étais pas au courant.» Cette fois-ci, vous aurez du mal à vous défaire de vos responsabilités, ce texte sera toujours là et pourra toujours servir de preuve contre vous... M. le procureur, défendez le peuple pour une fois...
Azali Assouamani, sacrifiez Belou...
Le 1er mai 2019, la première ministre britannique Theresa May a limogé son ministre de la défense, Gavin Williamson. Il était soupçonné d'avoir fait fuiter des informations confidentielles en rapport avec la participation de Huwaei à la construction d'un réseau mobile 5G en Angleterre. Ce limogeage a eu lieu alors que Gavin Williamson était toujours présumé innocent. Mais le seul fait que de telles accusations soient portées contre un ministre a suffi pour que celui-ci soit exclu du gouvernement.
Aux Comores, Belou est directement concerné par trois faits particulièrement graves, notoires et avérés. D'abord, une vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, montrent des militaires à visages découverts ( bien à l'aise) qui torturent un citoyen. Ensuite, Belou, dans un discours officiel, incite l'armée à « sacrifier le peuple comorien.» Enfin, dans un autre discours, votre directeur de cabinet appelle à l'agression physique des Comoriens et à leur lapidation.
Azali Assoumani, vous qui avez remercié Ismael Mouigni Daho pour n'avoir pas pu maîtriser un incendie qui n'a fait aucune victime, comment pouvez-vous renouveler votre confiance à une personne qui appelle à l'assassinat de vos propres compatriotes ? A moins de cautionner les propos inadmissibles et particulièrement graves de Belou, vous ne pouvez maintenir ce dangereux personnage dans ce gouvernement qui prétend défendre les intérêts du peuple comorien.
Comoriens et Comoriennes, sacrifiez Belou...
Dans son livre, Un long chemin vers la liberté, Nelson Mandela, prix Nobel de la paix ( qui récompense les hommes les plus paisibles de ce monde), écrit: « C'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l'oppresseur utilise la violence, l'opprimé n'aura pas d'autre choix que de répondre par la violence.» Belou a déterminé la forme de la lutte, elle va de la "gifle" au "sacrifice" en passant par la "lapidation"...
Alors peuple cher et valeureux des Comores, vous n'avez, à vrai dire, que deux options. Soit vous restez inactifs et attendez que l'on vous sacrifie, soit vous prenez votre destin en main en assurant votre propre défense. La légitime défense est un droit fondamental, reconnu par notre pays et par quasiment toutes les démocraties du monde entier. Azali, chef d'un pouvoir clanique, couvrira sans doute son belliqueux et funeste ami.
Et d'après Johann Wolfgang Von Goethe, « rien n'est plus naturel à tout ce qui respire que de chercher à défendre et à conserver sa vie autant qu'il le peut...». Il est encore temps, défendez-vous, Comoriens et Comoriennes.
Imaginez
un seul instant, si quelques militaires parmi ceux qui sont sous
l'autorité de Belou devaient exécuter cet ordre. Combien de morts?
Combien de blessés? Combien de sacrifices? Et les dommages
collatéraux? Tout cela pour un seul homme? Une seule personne ne
devrait pas être à l'origine de l'éradication de tout un peuple.
Alors, chers Comoriens, avant que Belou ne vous "sacrifie",
sacrifiez-le.
La Rédaction ( Sérieuse, notre Rédaction est responsable des articles qu'elle publie)
